jeudi 16 décembre 2010

Blog del Narco et Société québécoise

Je ne suis pas du genre à commenter l'actualité. Je ne le fais que lorsque ça me touche personnellement. Pourtant... cette fois-ci je ferai une exception.

À l'heure d'écrire ses lignes, une guerre sanglante a lieu au Mexique, entre à peu près tout le monde et les "narcos". La population ne fait plus confiance aux dirigeants, soupçonnés d'être corrompus. La presse n'ose plus écrire par peur de représailles (des journalistes ont déjà été exécutés par les cartels dans les dernières semaines). Bref, le bordel est pogné.

Je n'ai pas la prétention d'affirmer être au courant de ce qui se passe là-bas. Au contraire. Par contre, je peux vous affirmer ne pas y être indifférente (qui le pourrait?). Suite à un article que j'ai lu sur Cyberpresse.ca (cliquez ici), j'ai découvert le "Blog del Narco". Prenez un instant et allez-y...

Je ne comprends pas un mot d'espagnol. Pas besoin pour frémir devant autant de violence! Je n'ai pas besoin de connaître l'équivalent de "meurtre", "sang" et "morts" en espagnol pour être ébranlée en voyant le visage ensanglanté d'un mexicain écrasé sous une voiture, ou d'un cadavre, criblé de balles, qui a tenté de se réfugier sous un véhicule pour survivre, sans succès!

Ici, on se plaint de nos élus, des nids-de-poule, des routes qui coûtent trop cher, du traffic sur l'échangeur Turcot! On aborde chacune des dérapes de nos Canadiens de Montréal comme une crise nationale!  Quand Céline Dion a de la misère à allaiter ses jumeaux, c'est toute la clientèle du magazine La semaine qui se mobiliserait pour lui payer une nounou! Pauvre tite!

Aujourd'hui, je réalise à quel point le peuple Québécois est une grosse lavette égocentrique qui n'est pas foutu d'arrêter de se plaindre! Le Québec a des aspirations de "pays"... Quel genre de pays serions-nous? Du genre qui préfère mettre Jaroslav Halak à la une, alors que la plus grosse catastrophe environnementale de la décennie se déroule aux USA?

Ici, nous avons la chance d'être dans un pays où dénoncer la corruption n'entraîne pas automatiquement une condamnation à mort. Ici, nous pouvons traiter Jean Charest de pourri 250 000 fois sur le site même de l'Assemblée Nationale sans se faire fusiller dans les rues. Ici, la liberté d'expression est PRESQUE totale.

Pourquoi ne pas l'utiliser à bon essien plutôt que de perdre notre temps à se dire, entre nous et à des millions de reprises, à quel point notre pays est gouverné tout croche? Ça pourrait être pire, parlez-en aux familles des 21 morts.

1 commentaires:

J. a dit…

Heu... c'est moi qui fait des montées de lait sur les canadiens de Mtl en "front page" du journal de Mtl... pas toi...! ;)