mercredi 22 juin 2011

Pourquoi je ne veux pas arrêter de m'intoxiquer...

Je l'assume, je suis une control freak. Je l'admets haut et fort, je ne me gêne même plus pour le dire. Mais personne ne réalise à quel point je me retiens constamment. Je me retiens d'agir, mais surtout, de ressentir.

Je n'ai toujours été comme ça : à l'affût de la moindre menace, suranalysant les gens qui m'entourent, les événements sans importance et les relations que j'entretiens. C'est ma façon d'apprivoiser un monde m'apparaissant maintenant hostile. Je ne saurais dire à quel moment le changement s'est produit. Pourtant, j'avais autrefois la main sur le coeur, les émotions à fleur de peau. J'écrivais des poèmes enflammés (particulièrement quétaines!) et des histoires érotiques qui faisaient mouiller les hétéros. J'étais impulsive, agressive, arrogante (ok, ça s'est pas encore disparu!).

Asteur, j'ai besoin d'une massothérapeute qui me masse jusqu'à en avoir des bleus (parce que je contrôle trop mes émotions et c'est le bassin qui écope) parce que je passe mon temps aux aguets ou mes temps libres à analyser et à interpréter mon univers et les gens qui le peuplent. Surtout les gens.

Je ne suis tellement plus en contact avec ce que je ressens que je passe plusieurs semaines sans venir m'exprimer ici, ce blog qui me sert de réceptacle à débordements émotifs. C'est ici, devant vous - mes irréductibles lecteurs, que je venais vomir mes trippes. Mes trippes, je ne les sens pas.Tellement que j'ai égaré ma libido quelque part (...veuillez me la rapporter si vous la trouvez).

Sauf quand je fume.

Chaque fois que je suis gelée, j'embarque sur un canal direct avec mon Ça (je n'insulterai pas votre intelligence en vous donnant une définition) et j'embrasse passionnément mes états internes. Je perds toute inhibition, mes défenses vont prendre des vacances et je me mets à AIMER.

Tous les petits détails insignifiants que je remarque de la vie sont BEAUX : l'araignée qui tisse sa toile, les arbres dans les montagnes sur le bord de la 117, name it! Même Chris le trainer dans Extreme Makeover : weight loss edition (non, je ne suis pas payée pour pluguer ça, sadly) m'émeut grâce à sa généreuse bonté de faire maigrir des obèses morbides (Fuck, 651 lbs!!! Really??).

Surtout... je cesse d'être irrationnellement effrayée de m'humilier devant ma blonde et je lui dit à quel point je l'aime. Pas juste un "je t'aime" de fin de conversation. Je lui chante la pomme. Sans aucune résistance, je lui livre mes sentiments amoureux les plus profonds! Tellement qu'elle sait facilement si je suis intoxiquée ou non... et qu'elle en profite, parfois! :-)

0 commentaires: