Il y a une éternité, ou même trois, que je ne me suis pas assise devant mon blog. Contrairement à toutes les fois où je me suis excusée de vous avoir négligé, chères lectrices, je ne ferai rien de tel cette fois.
Je suis en craving, mes amies. Pas vraiment moi, plutôt mes patterns nocifs de valorisation. Ce que Mistress J appelle affectueusement mon dark side. Ça a un côté légèrement Dr Jekyll & M. Hyde, mais je m'en moque. (ndlr : Là, je commencerais à parler d'à quel point cette fille là est une amie et une personne géniale, mais j'aurais peur de dépasser ce qu'elle serait prête à ce que je dise d'elle, donc je m'auto-censure <3).
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Je blague fréquemment en disant que, ado, je ressemblais à un gars. Et j'en ris. À l'intérieur de moi, 10 ans plus tard, je me vois encore comme ça. Comme une jeune ado n'arrivant pas à se trouver jolie. J'ai fuit les photos en prétextant aimer faire de la photographie. Au party de fêtes, je me cachais derrière les divans ou je quittais discrètement pour aller aux toilettes. J'ai longtemps ignoré de quoi j'avais l'air et quand je voyais des photos de moi, j'étais toujours déçue du résultat...
Quand j'ai découvert mon homosexualité et que j'ai commencé à apprivoiser le flirt avec mes amies hétéros, j'ai vu que je savais m'y prendre. Aussi simplement narcissique que ça! Au fil du temps et des conquêtes, j'en suis venu à me dire que si de belles, inaccessibles et hétéros jeunes femmes me trouvaient digne de transgresser leur orientation sexuelle... Je devais pas être si pire que ça. Mais ce n'était plus qu'une question d'apparence...
Je n'ai jamais eu de relation qui ne s'est pas terminé en drame (triangle amoureux, infidélité, peur de s'assumer comme brouteuse de minou, etc...). Les relations n'ont été synonymes que de déceptions (souvent de moi-même) et de ressentiments. Je n'ai jamais su m'apprécier lorsque j'étais en couple. Tellement qu'à l'âge de 18 ans, j'étais profondément convaincue que je terminerais ma vie sans avoir de partenaire stable, subsistant sur des relations-plaster douces-amères. Finissant ma vie seule, avec mon Golden, à me ressasser de vieux souvenirs d'ex-s.
Cela fait 1 an, 1 mois et 1 jour (sans joke), que je suis en relation monogame, travaillant continuellement pour réparer mes erreurs et cesser de blesser celle que j'aime! J'ai même redéfini mon blog afin d'arrêter l'alimentation de mon image donjuanesque que j'exploitais ici. Je me suis présentée à vous, sans masque.
Toute cette vulnérabilité à un prix. J'ai trop coupé de sources de valorisation pour le mérite relationnel que je suis capable de me donner. Je suis en désintox d'égo malsain et j'en ai pas de sain en stock. Je suis en état de manque... et je le sens jusque dans ma poitrine! Comme une sensation continuelle de soif, un désir perpétuellement inassouvi. Comme si ça grondait en dedans...
Je suis cocaïnomane du regard de l'autre et, présentement, je n'arrive pas à faire briller celui de la femme que j'aime. J'ai peur de ne pas être à la hauteur et d'abandonner devant mes échecs. J'ai peur de perdre le contrôle et de chercher une autre pusher... et je préférais mourir plutôt que ça arrive.
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